Comprendre
Une extension pour Chrome, Edge, Firefox et les navigateurs qui s'en servent. Elle voit ce que l'application ne peut pas voir — Gemini, Meta AI, Copilot dans Microsoft 365 — et lui remet le résultat. Gratuite, sans compte, et rien ne sort de la machine.
Depuis le magasin de votre navigateur. Brave, Arc, Comet, Opera et Vivaldi prennent l'extension sur le Chrome Web Store.
Safari n'est pas encore pris en charge : il n'accepte une extension qu'emballée dans une application dédiée, qui reste à construire.
L'application CarboneWatch, installée à côté, fait le reste toute seule : au démarrage, elle autorise l'extension à lui remettre ses mesures, dans chaque navigateur présent sur la machine. Ses réglages disent lesquels.
CarboneWatch reconnaît les services d'IA par leur adresse réseau, jamais par le nom d'hôte : c'est ce qui lui permet de ne rien déchiffrer et de ne lire aucun contenu. Le prix de ce choix est qu'un service servi depuis les adresses d'autre chose lui échappe.
Gemini est servi depuis les adresses de Drive et de Gmail. Meta AI depuis celles de Facebook. Copilot depuis celles d'Office. Les compter par l'adresse reviendrait à facturer une sauvegarde de photos comme de l'inférence : l'application seule ne les compte donc pas. L'extension, elle, les distingue.
Seule, l'extension affiche dans son panneau le volume échangé par service, et le garde quarante-huit heures. Elle ne calcule ni électricité ni carbone : c'est le travail de l'application.
Avec l'application, ces mesures entrent dans votre estimation, aux côtés de tout ce que l'application voit seule. Le panneau de l'extension le confirme : « Remis à l'application », avec l'heure de la dernière remise. Seules les heures closes sont remises : la première apparaît après la fin de l'heure en cours.
| Navigateur | Où l'installer |
|---|---|
| Chrome, Brave, Arc, Comet, Opera, Vivaldi | Chrome Web Store |
| Microsoft Edge | Microsoft Edge Add-ons |
| Firefox (version 140 ou plus récente) | Firefox Add-ons |
| Safari | Pas encore |
Pour chaque requête vers un service d'IA de sa liste, l'adresse appelée et le nombre d'octets transférés. Ni le contenu des réponses, ni le texte des pages, ni les frappes au clavier : rien de tout cela ne lui est accessible, et rien ne sortirait si ça l'était.
Une heure sur un service d'IA transfère l'interface, sa télémétrie et ses rapports d'erreur ; la réponse elle-même n'en est souvent qu'une fraction. Là où le service permet de reconnaître les requêtes qui portent la réponse, c'est cette fraction que l'extension met en avant.
Cinq nombres par heure et par service : l'heure, le service, les octets, le nombre de requêtes, et celles dont le navigateur n'a pas publié la taille. Rien d'autre. Les adresses précises des pages visitées restent dans le navigateur — elles servent à l'extension pour reconnaître les réponses, elles ne franchissent pas le pont.
Le passage se fait par le mécanisme prévu par les navigateurs pour cela : aucun service n'écoute sur la machine, rien ne passe par le réseau, et seule l'extension CarboneWatch est autorisée à l'emprunter.
L'extension ne collecte aucune donnée personnelle. Elle lit, pour chaque requête vers un service d'IA de sa liste, l'adresse appelée et le nombre d'octets transférés — rien d'autre. Elle n'a accès ni au contenu des pages, ni aux réponses des modèles, ni à ce que vous tapez, et elle ne s'active que sur les adresses de cette liste.
Ce qu'elle mesure reste sur votre machine, dans le stockage local du navigateur, et s'efface de lui-même au bout de quarante-huit heures. Le bouton « Effacer » du panneau le supprime aussitôt ; désinstaller l'extension le supprime avec elle.
Elle ne l'envoie à aucun serveur. Si l'application CarboneWatch est installée, elle lui remet cinq nombres par heure et par service, par le mécanisme local que prévoient les navigateurs — sans passer par le réseau. Aucun tiers, aucune publicité, aucune mesure d'audience, aucune vente : il n'y a rien à vendre.
Responsable : Clément Tournier, agence NuCom, Annecy. Pour toute question : clement@nucom.fr.