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Comprendre

Ce qui n'est pas compté

Des services d'IA très utilisés ne sont pas dans le registre. Ce n'est pas un oubli : dans chaque cas, les détecter donnerait un chiffre faux, et un chiffre faux est pire qu'une absence annoncée.

Gemini, NotebookLM, AI Studio et Vertex AI

Google sert son IA depuis les mêmes adresses que Drive, Gmail, Maps et Cloud Storage. Les huit adresses de generativelanguage.googleapis.com sont exactement celles de translate.googleapis.com et de storage.googleapis.com.

La détection se faisant par adresse — c'est ce qui permet de ne rien déchiffrer — les reconnaître reviendrait à facturer une sauvegarde de photos comme de l'inférence. Ces entrées ont été retirées de la détection par adresse après mesure, faute d'un signal qui les sépare du reste sans lire le trafic. Utilisés dans leurs pages web, Gemini et AI Studio sont désormais comptés par l'extension navigateur ; NotebookLM, Vertex AI et les appels faits par un programme restent absents.

Meta AI

meta.ai est servi par l'infrastructure de Facebook, et partage ses adresses avec celles du bouton « se connecter avec Facebook » et des outils de mesure d'audience — vérifié en IPv4 comme en IPv6. La collision change d'une résolution à l'autre, ce qui rendait le faux positif intermittent, donc plus difficile à repérer qu'un faux positif constant.

Le service a donc quitté le registre, et l'historique qu'il avait produit est effacé des machines au démarrage : une consommation qu'on sait imaginaire n'a pas à rester dans les totaux. Un navigateur, lui, voit l'adresse complète et sait les séparer : Meta AI est compté sur les postes qui ont installé l'extension.

Les services hébergés chez un hébergeur mutualisé

Quand un générateur d'images ou de vidéos est servi par une plateforme qui héberge aussi des milliers de sites ordinaires, son adresse ne lui appartient pas. Le site visité d'à côté serait compté comme une génération — et pour un service facturé au volume reçu, un tel faux positif coûte cher.

Plusieurs entrées sont sorties du registre pour cette raison. Trois y sont revenues depuis, réduites à leur seule adresse d'interface de programmation, qui leur est propre : c'est la voie qui porte la génération, et le site vitrine n'y est plus compté.

Azure OpenAI

Ses points d'entrée sont propres à chaque client — <ressource>.openai.azure.com — et il n'existe donc aucune adresse fixe que la détection puisse reconnaître. Le registre n'étant plus modifiable sur le poste depuis la 0.2.17, Azure OpenAI reste absent — sauf quand on l'utilise depuis une page de son propre domaine, que l'extension navigateur reconnaît.

Transcription et synthèse vocale

Otter, Fireflies et leurs semblables font voyager leur charge utile dans l'autre sens : on téléverse de l'audio, on reçoit du texte. Or les octets émis ne sont facturés que comme contexte lu, pour un client dont le rapport a été mesuré, et jamais pour du média : de l'audio téléversé n'est pas des tokens. Les ajouter les afficherait à zéro, ce qui serait plus trompeur que de ne pas les afficher.

L'IA embarquée dans les outils de tous les jours

Canva, Notion, Figma, Adobe, Microsoft 365, Gmail : chacun a glissé un assistant d'IA dans son outil, et chacun le sert depuis les mêmes adresses que le reste — le document, l'image, le courrier. Sur le fil, une phrase générée par l'assistant de Notion ressemble à une page Notion qui se charge.

La détection par adresse ne peut pas les séparer, et les séparer demanderait de lire le trafic, ce que CarboneWatch refuse par construction. Ces usages sont donc hors de portée — seul Copilot dans Microsoft 365 sur le web est compté, par l'extension navigateur — et ils pèsent sans doute de plus en plus : c'est la limite la plus large du périmètre. Elle ne se comblera que par un signal dédié du côté de l'éditeur — ou par sa déclaration.

Ce que ces absences coûtent au total

Il faut le dire simplement : l'empreinte partagée publiée sur ce site ne compte l'usage de Gemini, l'un des services d'IA les plus utilisés au monde, que sur les postes équipés de l'extension navigateur. Ailleurs, elle ne le voit pas. Elle sous-estime donc, et elle sous-estime de façon inconnue — ni ce site ni l'application ne peuvent chiffrer ce qui n'est pas détecté.

Le total reste une somme d'usages observés sur les machines qui partagent, pas une estimation de l'empreinte mondiale de l'IA. Il n'a jamais prétendu l'être, et cette page est l'endroit où c'est écrit noir sur blanc.

Ce qui les ferait revenir

Un signal qui sépare l'inférence du reste sans rien lire : un préfixe d'adresses dédié, un nom d'hôte qui ne servirait qu'à cela, un port distinct. Le jour où l'un des trois existe pour un service absent, il revient au registre à la version suivante — sous un nouvel identifiant, et sans historique. Un identifiant retiré l'est à vie : le reprendre ressusciterait sur les machines restées en arrière les chiffres faux qu'il avait produits.