Comprendre
Les questions qui reviennent sur l'estimation, la vie privée et ce que les chiffres valent. Chaque réponse tient seule.
Une réponse de 500 tokens — environ 350 mots — coûte à peu près 1,2 Wh d'électricité selon le barème de CarboneWatch, rendement du centre de données compris. Cela fait 0,461 gCO₂e si le service calcule aux États-Unis, 0,049 g s'il calcule en France, 0,63 g en Chine : l'écart vient du réseau électrique, pas du modèle. À titre de comparaison, un kilomètre en voiture thermique en émet environ 120.
Pas nécessairement, et CarboneWatch ne tranche pas : il compte les deux séparément. Un modèle local est facturé au temps d'inférence, à la puissance appelée — avec l'intensité carbone de votre propre réseau électrique. Un portable est bien moins efficace par token qu'un accélérateur de centre de données qui sert des dizaines de requêtes en parallèle ; en revanche il tourne peut-être sur un courant plus propre, et il n'y a pas de trajet réseau. Les deux totaux sont affichés côte à côte, sans vainqueur déclaré.
Non. Aucun contenu n'est lu, aucune connexion n'est déchiffrée, aucun certificat n'est installé. L'application observe le volume d'octets par connexion et l'adresse distante, qu'elle compare aux adresses des services connus — jamais le nom d'hôte, jamais la charge utile. Elle ne demande aucun droit administrateur, aucune extension réseau, aucun compte.
Rien ne quitte la machine tant que le partage vers l'empreinte partagée n'a pas été activé, et il est désactivé par défaut. Activé, ce qui part est, par heure et par service : l'énergie estimée, le CO₂e, les tokens estimés, le type de service, le code du réseau électrique et la version de l'application. Ne partent jamais : l'adresse IP, le nom de la machine, le nom des processus, les adresses visitées, le contenu. L'identifiant d'installation dérive d'un secret tiré au hasard sur la machine et change chaque mois. L'application affiche ces identifiants : l'effacement se demande par écrit à clement@nucom.fr en les joignant.
Parce que Google sert son IA depuis les mêmes adresses que Drive, Gmail et Cloud Storage : les détecter reviendrait à facturer une sauvegarde de photos comme de l'inférence. L'entrée a été retirée après mesure. L'empreinte partagée sous-estime donc, d'un montant que personne ne peut chiffrer — c'est dit sur la page des absents.
Parce qu'ils ne mesurent pas la même chose. CarboneWatch compte l'électricité de l'inférence et, depuis la 0.2.14, la fabrication du serveur qui la produit — en hypothèse bornée. Une analyse de cycle de vie complète, comme celle publiée par Mistral avec Carbone 4 et l'ADEME, y ajoute l'entraînement amorti et le reste de l'infrastructure. Deux chiffres ne sont comparables que s'ils ont le même périmètre.
La génération d'image, de son ou de vidéo ne se compte pas en tokens : ce qui arrive est le média lui-même, et c'est le volume reçu qui sert d'assiette. Une image de 2 Mo coûte de l'ordre de 1,84 gCO₂e sur un service américain. Le plafond de débit qui borne le texte ne s'y applique pas — le média est la charge utile, et une génération arrive en rafale. Une borne de volume existe en revanche depuis la 0.2.20 : au-delà de cent mégaoctets par heure et par service, les octets restent notés mais cessent d'être facturés. Elle vise le faux positif qui dure, une visioconférence par exemple, sans écraser une génération.
Bien davantage, et ce n'est pas une nuance : une séquence de dix secondes en haute définition pèse environ 5,7 Mo et revient à quelque 549 gCO₂e sur un service américain, soit de l'ordre de 298 fois l'image ci-dessus. La raison est physique — une vidéo se débruite image par image, des centaines de fois, là où une image ne l'est qu'une série. Les services de vidéo qui portent une estimation publiée sont donc comptés à leur propre tarif, et non à celui du média en général ; ceux pour lesquels rien n'est publié restent au tarif commun, donc sous-estimés. Le site ne cache pas cet écart : il est la principale imprécision qui reste sur ce type de service.
Parce que c'est tout ce qu'un poste peut observer, et c'est une faiblesse que nous préférons dire. Deux séquences générées le même jour par le même service, de même durée et de même définition, peuvent peser du simple au double selon le débit d'encodage retenu — pour une énergie de génération voisine. Compter les générations plutôt que les octets serait plus juste ; cela suppose de voir l'adresse complète des requêtes, ce que seul un navigateur permet. L'extension voit cette adresse, mais elle compte encore des octets, comme l'application.
Non, et c'est écrit partout sur ce site : c'est un estimateur, pas un compteur. L'énergie réelle d'une inférence n'est connue que du fournisseur. CarboneWatch part du volume d'octets échangés, en déduit un nombre de tokens produits — et lus, là où le rapport est mesuré —, applique un tarif par type de service et une intensité carbone par région. Chacune de ces étapes est un ordre de grandeur, et le rapport entre octets et tokens est le plus incertain.
Sur Linux, oui, au même titre que sur macOS : le volume échangé est lu par connexion, sans droits particuliers. Sur Windows, le système ne donne ce volume à aucune application sans droits administrateur ; l'estimation y retombe sur le temps de connexion établie, ce qui fait peser un onglet resté ouvert. Les chiffres y sont des bornes hautes, l'application l'annonce, et l'empreinte partagée les compte à part.
L'application est gratuite, sans compte, sans publicité et sans télémétrie. Elle ne revend rien parce qu'elle ne collecte rien : par défaut, aucune donnée ne quitte la machine. Le seul envoi possible est le partage vers l'empreinte partagée — volontaire, révocable, et sans rien qui identifie la machine ou la personne.