Le projet
CarboneWatch observe les connexions sortantes de la machine vers les services d'IA connus et en estime l'énergie et l'empreinte carbone. Aucun contenu n'est lu, aucun droit administrateur n'est requis, et rien ne quitte la machine tant que le partage n'a pas été activé dans les réglages — il est coupé par défaut.
Facultative. Elle ajoute ce que l'application ne peut pas voir — Gemini, Meta AI, Copilot dans Microsoft 365 — et lui remet ses mesures. Elle s'installe depuis le magasin de votre navigateur ; Brave, Arc, Comet, Opera et Vivaldi la prennent sur le Chrome Web Store.
Safari n'est pas encore pris en charge : il n'accepte une extension qu'emballée dans une application dédiée, qui reste à construire.
Format et taille du fichier téléchargé.
CarboneWatch est l'œuvre d'un développeur indépendant — pas d'une régie publicitaire, ni d'une entreprise qui vit de la donnée. L'intention tient en une phrase : l'usage des IA a un coût énergétique qui n'apparaît sur aucune facture, et ce qu'on ne voit pas, on ne le questionne pas.
Sur macOS, l'application est signée avec un identifiant de développeur Apple et notarisée par Apple : elle s'ouvre sans avertissement de sécurité. Sur Windows, où le certificat est un autre et n'a pas encore été pris, SmartScreen peut avertir au premier lancement — il ne dit pas que l'application est dangereuse, mais qu'elle est peu diffusée. Les consignes ci-dessous valent pour chaque système publié.
Rien ne quitte votre machine tant que vous ne l'avez pas décidé, et la décision se reprend : un bouton coupe le partage, et l'effacement de ce qui est déjà parti se demande par écrit. Aucun compte, aucune télémétrie, aucun droit administrateur, aucun port ouvert.
macOS — rien de particulier à faire. L'application est signée avec un identifiant de développeur Apple et notarisée, et le ticket de notarisation voyage dans le paquet : elle s'ouvre sans détour par les réglages du système, et même sans connexion.
Au premier lancement, macOS demande la confirmation qu'il demande pour toute application téléchargée depuis Internet. « Ouvrir » suffit, et la question ne revient pas.
Windows — SmartScreen affiche un avertissement pour un exécutable peu diffusé : « Informations complémentaires », puis « Exécuter quand même ».
Linux — le paquet .deb (Debian, Ubuntu) et le paquet .rpm (Fedora, openSUSE) s'installent normalement, par le gestionnaire de paquets du système. Ils ne se mettent pas à jour d'eux-mêmes : une nouvelle version se télécharge ici et s'installe par-dessus la précédente.
Au premier lancement, une seule question : accepter ou non que votre estimation rejoigne l'empreinte partagée. Elle est posée une fois, avec la liste exacte de ce qui partirait et de ce qui ne part jamais, et un bouton pour lire l'envoi mot pour mot avant de répondre. « Pas maintenant » est une réponse pleine et entière : rien ne part, et la question n'est pas reposée. Le choix se change à tout moment dans les réglages, où l'on peut aussi demander l'effacement de tout ce qui a été déposé.
CarboneWatch reconnaît les services par leur adresse réseau, jamais par le nom d'hôte : c'est ce qui lui permet de ne rien déchiffrer et de ne lire aucun contenu. Le prix de ce choix est qu'un service servi depuis les adresses d'autre chose lui échappe — Gemini depuis celles de Drive et de Gmail, Meta AI depuis celles de Facebook, Copilot depuis celles d'Office. L'application seule ne les compte pas, et ne fait pas semblant de les compter.
L'extension navigateur les voit, parce qu'un navigateur voit l'adresse complète là où la machine ne voit qu'une adresse IP. Elle ne remplace pas l'application et ne calcule rien elle-même : elle lui remet le volume mesuré, que l'application convertit avec la même méthode que le reste, et refuse s'il recouvre ce qu'elle voyait déjà. L'application d'abord, l'extension ensuite.
iOS et Android sont absents, et ce n'est pas une question de calendrier. CarboneWatch détecte par destination : il lit le volume échangé avec les services d'IA connus, quel que soit le navigateur ou le client. Aucun système mobile n'accorde cela à une application ordinaire.
Sur iOS, il faudrait devenir un VPN et faire passer tout le trafic de l'appareil par nous — précisément ce que CarboneWatch refuse de faire partout ailleurs. Sur Android, on ne verrait que les applications installées, jamais l'usage passé par un navigateur : un chiffre qui ignore une part de l'usage sans le dire vaut moins que pas de chiffre du tout.
Sur macOS et Windows, l'application vérifie au lancement s'il existe une version plus récente, et l'installe sur demande. Le paquet est refusé s'il n'est pas signé par la clé de CarboneWatch : un serveur compromis ne peut pas livrer autre chose que ce qui a été signé. Sous Linux, les paquets .deb et .rpm n'ont pas ce mécanisme : la mise à jour se fait à la main, depuis cette page.
Ce qui sort de la machine à cette occasion : l'adresse IP et la version installée, comme pour l'ouverture de n'importe quelle page web. La vérification se coupe dans les réglages.